Éducation pour tous

Au tout début de cette année scolaire 2023-2024, dans le cadre d’un partenariat entre UWS Madagascar et Ocean Farmers 2.500 kits scolaires ont été distribués aux enfants scolarisés dans le réseau des 12 écoles construites par UWS Madagascar dans la Commune de Befandefa, Disctrict de Morombe. Cette initiative nous tient à cœur car nous avons foi en ces enfants qui sont le présent et l’avenir de notre pays !
 
De plus, nous souhaitons partager le fruit des richesses créées par les algues aux communautés locales.
 
L’objectif est d’alléger les parents d’élèves des dépenses relatives aux fournitures scolaires et d’aider au développement des villages.
 
Revivons ensemble les moments forts de ces journées à travers ce publireportage.

Démarches responsables pour une algoculture durable et pour la conservation des écosystèmes marins dans l’Atsimo-Andrefana

Début des festivités de noël à Ankilisoafilira ! Au stand d’Ocean Farmers, notre équipe vous fait découvrir notre modèle d’algoculture contractuelle villageoise durable et nos responsabilités en matière d’impacts écologiques et de pollution. 
 
– La réussite de l’algoculture repose sur un écosystème marin riche et en bonne santé,
– Nous protégeons les zones à haute valeur de conservation HCVs (mangroves, les récifs coralliens et les herbiers),
– Les techniques de production sont optimisées pour avoir le moins d’impacts sur l’environnement,
– La bonne gestion des matériaux usés est une de nos priorités afin de maîtriser nos impacts écologiques sur l’écosystème marin et côtier,
– Nous privilégions les modes de transport écologiques avec une moindre empreinte carbone (boutres à voile, pirogues non motorisées).
 

Notre planète a besoin de nous !

« Les algues pourraient aider à lutter non seulement contre la crise climatique, mais aussi contre les crises alimentaires et socio-économiques. » a souligné Vincent Doumeizel.

Une session spéciale a portée sur les « Agriculteurs et producteurs traditionnels » lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP28 à Expo City, à Dubaï, aux Émirats arabes unis. L’ ONU a présenté un plan pour transformer les systèmes agroalimentaires en puits de carbone. Nous vivons dans une transition mondiale vers les énergies renouvelables, les économies circulaires et les régimes alimentaires à base de plantes : https://news.un.org/fr/story/2023/12/1141492

Pour lire FAO’s Global Roadmap : https://www.fao.org/interactive/sdg2-roadmap/en/

Crédits photos : Global Seaweed Coalition, COP28UAE

Algoculture villageoise dans 3 villages de la commune Vinanivao, dans le paysage MaMaBaie

Madagascar est l’un des pays les plus riches en biodiversité au monde, où plus de 18 millions de personnes sont dépendantes de cette biodiversité pour leur moyen de subsistance, dont 80% sont essentiellement dépendantes des ressources naturelles. En 2018, 1,5 million de Malagasy travaillaient dans le secteur de la pêche, générant environ 7 % du produit intérieur brut national. Au regard de la démographie galopante des communautés côtières et de la pression engendrée sur les stocks des ressources marines non renouvelables, depuis 10 ans Ocean Farmers et des ONGs intervenant dans le domaine de la gestion des ressources halieutiques développent des activités d’aquaculture villageoise contractuelle productive pour accompagner les communautés à disposer d’activités alternatives pour mieux respecter les mesures de gestion durable des produits issus de la pêche. Madagascar avec 2.000 T/an se classe en 4ème position et représente environ 0,5 % de la production mondiale d’algues. L’algoculture constitue une réelle opportunité pour générer des revenus supplémentaires/alternatifs pour les communautés, mais aussi d’engager des actions durables de cogestion des ressources naturelles et de protection des écosystèmes à haute valeur de conservation. Si nous les cultivons de manière durable, les algues peuvent se substituer au plastique, refroidir l’atmosphère, nettoyer les océans, reconstruire les écosystèmes marins, nous soigner et fournir des revenus aux populations côtières. Le carraghénane extrait de ces algues (à hauteur de 19 à 25%, du poids secs) est une fibre soluble utilisé en tant que bio-texturant dans l’industrie agro-alimentaire et cosmétique.

Ocean Farmers et Tetra Tech Company (organisation non- gouvernementale de droit Américain et maître d’œuvre du projet USAID/MIKAJY) ont signé un cadre de collaboration pour le déploiement du projet « Introduction de l’algoculture dans le paysage MaMaBaie » d’une durée de 7 mois. Cette collaboration est relayée par le projet « Nosy Manga : Aquaculture régénératrice pour la nature et les communautés », cofinancés par le Gouvernement américain par le biais de l’USAID Madagascar, Ocean Farmers et Indian Ocean Trepang, visant la promotion de la culture durable d’algues et de concombres de mer dans les régions Menabe et SAVA. Ainsi, 90 nouveaux fermiers localisés dans 3 villages de la région SAVA, ont été équipés afin d’accéder à une nouvelle AGR. Il s’agit de matériels et équipements dont ils ont besoin pour la culture (cordes, ancrage, flotteurs et fil pneu), la récolte (barques plastiques), le séchage et le conditionnement des algues (armature, filet d’étalage) et des équipements pour la vente de leur production (sacs, table de triage). L’utilisation de matériaux de qualité vise à allier durée de vie et moins d’impact sur l’environnement. Au total, 12.600 lignes de cultures ont été installées pour 90 fermiers (soit 140 lignes de culture par fermier) répartis au niveau de 3 sites de la commune de Vinanivao : Itanjona, Ambohimbato, et Vinanivao. Les fermiers bénéficient d’accompagnement de proximité à travers les 9 techniciens d’encadrement sur place. Grâce aux formations octroyées, les fermiers maîtrisent les techniques d’algoculture durables, l’organisation des fermes, la prévention des maladies et d’autres stratégies de gestion des risques

Ocean Farmers collabore étroitement avec son partenaire Wildlife Conservation Society, le réseau des APGL de la zone, Madagascar National Parks, les autorités locales et les services territoriales décentralisés (STD) notamment, la Direction Régionale de la Pêche et de l’Économie Bleue de la région SAVA (DRPEB SAVA) dans le déploiement de ce projet. La gouvernance relationnelle tissée avec les communautés de fermiers et les partenaires opérationnels est la clé de voûte de la mise en place des mesures de gestion et d’aménagement de l’espace marin.

Plus de 125 membres des communautés locales ont participé aux différentes consultations pour l’élaboration du SAGA et tous les commentaires des communautés locales ont été reçus, documentés et ont fait l’objet d’une réponse, expliquant les mesures prises et la manière dont elles sont mises en œuvre, suivies et rapportées. En parallèle, une Etude d’Impact Environnementale a été menée dans le but d’obtenir une autorisation de poursuivre les activités d’algoculture dans le cadre de cette subvention obtenue du Ministère de la Pêche et de l’Economie Bleue (MPEB) et la catégorisation délivrée par l’Office National pour l’Environnement (ONE).

Afin de lancer la phase de multiplication, 6 Tonnes de boutures d’algues ont été acheminées depuis Sainte-Marie, puis allouées aux fermiers. Malgré le stress lié aux transports, une fois en mer, les algues ont repris des couleurs et s’acclimatent plutôt bien dans leur nouveau milieu.  Itanjona représente le site pilote. L’algoculture y est favorable et la production explose. Chaque fermier dispose en tout de 3 modules, ce qui représente 210 unités de culture puisque chaque module est composé de 70 lignes de culture. Le cycle de culture dure environ 40 à 45 jours avant d’effectuer la récolte puis le séchage. Un fermier peut donc effectuer 8 cycles de culture par an. Installées vers la fin du mois de mars, 90 tables de séchage sont disponibles, dont 40 déjà installées et utilisées par les fermiers. L’installation se poursuit. Au total, 58 embarcations sont disponibles sur sites. Depuis début avril, deux campagnes de collectes ont déjà été organisées par Ocean Farmers sur le site de Itanjona. Les trois autres villages sont impatients de commencer l’étape de séchage et la vente d’algues. 

« Initialement défini comme étant une activité secondaire, l’algoculture est devenue une activité principale et nous permet de subvenir à nos besoins. Un fermier peut gagner jusqu’à 600 000 MGA par semaine de vente d’algue séchée avec en moyenne 14 sacs de 30 kg d’algues par semaine. Par ailleurs, l’algoculture est une activité difficile et demande beaucoup de temps et d’efforts, mais les techniques sont faciles à assimilées. L’algoculture demande une régularité dans le travail afin de dégager des revenus à la hauteur de l’effort fourni. Cette activité rapporte beaucoup plus d’argent que la pêche ou une autre activité, à l’exception de la chaine de valeur vanille ou girofle. Aussi, elle convient à notre mode vie et contribue à la diminution des pressions exercées sur la biodiversité marine puisque le temps de pêche est maintenant réduit à la consommation », a déclaré Sylvia algocultrice de Itanjona. L’impact positif de ce projet sur la conservation de la biodiversité est déjà visible depuis l’installation des tables de séchage selon Corine et Rajery, algoculteurs bénéficiaires du projet, et la perspective d’une pérennisation est déjà assurée par la présence et le soutien de diverses entités présentes sur place (Ocean Farmers, Wildlife Conservation Society, Madagascar National Park…)

Gouvernance de l’économie bleue, un enjeu stratégique pour le développement de Madagascar

Madagascar possède une zone de couverture marine et exclusive de 1.100.000 Km², 40 lacs de 150.000 Ha, 9.000 Km de littoral, mais seulement 5% sont exploitées. L’économie bleue concerne toutes les activités économiques autour de la mer, à savoir la pêche, l’aquaculture, l’écotourisme, le transport maritime et les énergies renouvelables. Le potentiel de l’économie bleue est estimé à 330.000 Millions de Dollars. Madagascar est en bonne voie dans la promotion de l’économie bleue. Très prochainement, la stratégie malagasy de l’économie bleue ainsi que son plan d’investissement, et la politique nationale de la gouvernance de l’océan seront disponibles. La planification spatiale marine, outil indispensable pour l’atteinte des objectifs de l’économie bleue, est aussi en cours de mise en place.

La vision de l’Économie Bleue par le Gouvernement malagasy repose sur une approche intersectorielle et intégrée visant à promouvoir une gestion durable des ressources marines, côtières et des eaux continentales du pays. La pêche et l’aquaculture sont des secteurs cruciaux, levier de développement économique pour le pays. Pour la durabilité de ces activités, il est crucial de renforcer la gouvernance entre les différents secteurs, les parties prenantes impliquées ainsi que la gestion durable des ressources halieutiques tout en préservant les écosystèmes aquatiques et la protection de la diversité biologique. En effet, la coordination multisectorielle est essentielle pour relever les défis complexes auxquels est confrontée l’Économie Bleue. La mise en place de la commission Planification Spatiale Maritime (PSM) composée par les représentants des trois départements ministériels concernés dont le Ministère la Pêche et de l’Economie Bleue, le Ministère de l’Aménagement du Territoire et des Services Fonciers, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable vise à optimiser l’utilisation de l’espace maritime malagasy qui regorge d’importantes richesses inestimables.

L’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), a lancé un partenariat public-privé innovant pour promouvoir l’aquaculture marine avec Ocean Farmers et Indian Ocean Trepang, des sociétés aquacoles locales. Ce projet appelé Nosy Manga travaille avec les communautés locales des régions pour créer un modèle de production aquacole qui rapportera des revenus élevés à ces communautés et contribuera, par la même occasion, à la préservation et à la restauration des écosystèmes marins dans les régions Atsimo-Andrefana, Menabe et SAVA. Le projet Nosy Manga s’est initié au processus d’obtention du Certificat de conformité ou d’Agrément Environnemental pour la mise en compatibilité de leur investissement d’extension d’activités d’algoculture dans la région Menabe avec l’environnement. Au préalable du processus d’octroi de permis environnemental par l’Office National pour l’Environnement (ONE), l’avis de non-objection du Comité PSM par rapport à l’utilisation de l’espace marin est indispensable.

Un atelier de concertation en vue de l’obtention de l’avis du Comité PSM par rapport à la mise en conformité des investissements en algoculture dans la région Menabe avec l’environnement, a été organisé le 19 avril 2023 à Morondava. Les villages concernés sont : Ambalahonko, Andranopasy, Ankoba, Antanimanimbo, Antsatsabo, Belanora, Belo-sur-mer, Manahy, Marohata et Menaky. L’objectif étant de mettre en place un manuel de procédure officiel en vue de l’obtention de l’avis du Comité PSM dans le processus de demande de permis environnemental. L’initiative, une première autour de cette thématique, fait suite à une visite terrain sur les sites d’aquaculture villageoise autour de Belo-sur-Mer qui s’est déroulée du 16 au 18 avril en présence des représentants du Comité PSM et du Cluster Economie Bleue de la région Menabe. “ Pour débloquer les investissements du secteur privé local dans le secteur de la pêche/aquaculture, accroître la transparence et l’efficacité dans la délivrance de permis environnementaux au secteur privé, l’avis de non-objection du Comité PSM par rapport à l’utilisation de l’espace marin fait partie intégrante du processus de mise en conformité des investissements avec l’environnement. La vérification sur terrain à Belo-sur-mer des investissements aquacoles des promoteurs du projet Nosy Manga à Menabe en compagnie du Cluster Economie Bleue de Menabe nous ont permis de voir les zones d’algoculture en mer. Des réunions communautaires ont été organisées avec la participation des autorités locales et fermiers afin de recueillir les avis des communautés locales sur le modèle d’algoculture villageoise contractuelle, les enjeux et les impacts des activités ” confie Nirinahoelisoa Ratrimoson, Directeur d’Appui à la Promotion de l’Economie Verte et Bleue du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, membre du Comité PSM.

Leurs avis et recommandations ont permis aux promoteurs du projet Nosy Manga de poursuivre le processus d’obtention du permis environnemental. Après avoir obtenu l’accord de principe et l’autorisation d’essai du Ministère de la Pêche et de l’Economie Bleue, le projet doit maintenant faire l’objet d’une Etude d’Impact Environnemental et Social avant obtention du Permis Environnemental. Cette initiative a également permis de capitaliser les acquis pour étoffer la procédure standard en cours de formalisation pour l’obtention de l’avis du Comité PSM dans le processus de mise en conformité des investissements avec l’environnement pour toutes futures activités marines à Madagascar.